Manifestation des surveillants de la prison de Vendin-le-Vieil

12 janvier 2018
Par M.J.
Depuis 6h ce matin, les surveillants pénitentiaires sont regroupés devant l'établissement. Ils refusent de reprendre le service et réclament la démission de leur directeur.

Le directeur de l'établissement pénitentiaire Richard Bauer est pointé du doigt par les surveillants, notamment pour avoir pris la décision de lever une mesure de sécurité en début de semaine.

Alors que le détenu s'était dit "prêt à tout" pour ne pas sortir de prison et risquer l'extradition vers les Etats-Unis et avait été placé isolement d'urgence vendredi, lundi le directeur a décidé la levée de l'équipement en casques et boucliers des surveillants lorsqu'ils devaient ouvrir la porte de sa cellule.

C'est précisément lorsqu'ils lui ont ouvert pour lui permettre à sa demande de passer un coup de téléphone, que Christian Ganczarski s'est précipité sur les surveillants. Armé d'une paire de ciseaux et d'une lame de rasoir, il a tenté d'en égorger un, le blessant à la carotide et en a touché trois autres notamment à la tête.

Aujourd'hui les surveillants pénitentiaires réclament la démission du directeur, ils l'estiment même "dangereux pour l'administration pénitentiaire", et refusent de reprendre leur service. Ils réclament également de meilleures conditions de sécurité pour eux au sein de l'établissement de Vendin-le-Vieil.

Ce matin les députés nordiste du Front National Marine Le Pen et Bruno Bilde sont allés devant la prison à la rencontre des surveillants pour les soutenir dans leur mouvement.